2016, année difficile pour les rencontres et l’événementiel

Arbre avec oiseaux 2016

L’UNIMEV vient de publier son bilan chiffré de l’activité 2016, confirmant la vision d’un marché notamment impacté par les attentats, même si les régions s’en sortent mieux que Paris. 

Observatoire économique du secteur de l’événement, l’UNIMEV a analysé 566 manifestations à l’occasion de son bilan chiffré 2016. Cette base de données certifiées représentent près de 14 millions de visites, 160 000 exposants pour 6 165 000 m2 de stands. Il ressort de cette étude une baisse globale du visitorat salons de l’ordre de -4,7% pour les foires, salons et congrès, et de -3% pour les salons BtoB. Une baisse d’autant plus marquée pour les manifestations du 1er semestre et situées en région parisienne. Seul le nombre d’exposants affiche un solde positif sur les salons professionnels à +1,1%, alors que les mètres carrés exploités marquent le pas à -5,5%. Soit davantage d’exposants pour une surface commercialisée moindre, ce qui n’est pas en soit une bonne nouvelle pour les organisateurs de salons. Moins présents également, les exposants internationaux sur les salons BtoB, en baisse également de 2,6%, tout comme les visiteurs étrangers, rebutés à venir en France à la suite des attentats terroristes.

Moins de congrès internationaux

Sur les 60 sites d’accueil analysés, le bilan UNIMEV relève 628 congrès pour 470 000 congressistes. La part des congrès internationaux accueillis en France était de 19,3% l’an passé vs 22,3% en 2014.  A noter également que 62% des congrès en région rassemblent moins de 500 participants, 66% quand ces derniers se déroulent en Ile-de-France. En ce qui concerne les secteurs d’activités qui tirent l’activité congrès, la santé/médecine/pharmacie reste très largement en tête de liste avec 51,3% de part de marché, suivie de très loin (à 7,3%) par le secteur banque/assurances, puis l’informatique/télécommunications (7,2%).

Des événements d’un peu moins de 2 jours

3 000 autres événements ont également été analysés d’après les données collectées auprès des 60 sites. Ils ont été regroupés en 11 catégories, allant de l’arbre de Noël à la convention, en passant par les concours et examens. Ils ont en moyenne rassemblés 762 personnes sur une durée moyenne de 1,8 jour. 5% de ces événements avaient une dimension internationale.

Chiffre d’affaires en baisse également

Fort logiquement, le chiffre d’affaires global des sites d’accueil (malheureusement non communiqué) a également marqué le pas. L’étude UNIMEV rapporte ainsi un baisse du CA de -5,2% d’euros vs 2015, mais néanmoins de seulement -0,4% vs 2014, année de référence en considérant les manifestations bisannuelles. Dans le détail, on notera une augmentation des revenus issus des événements propriétaires et une baisse du chiffre d’affaires location, une donnée constante depuis 2011. En termes de taux d’occupation, les sites ont vu leur taux moyen passer à 29%, versus 28,9% en 2016 et 32,7% en 2015.

Une bonne nouvelle sur le front de l’emploi

L’Observatoire Dynamique de Branche, mis en place en février 2016 par l’OPIIEC (Observatoire Paritaire des Métiers du Numérique, de l’Ingénierie, des Etudes & Conseil et de l’Evénement), révèle quant à lui des tendances en matière d’emplois plutôt positives. De belles dynamiques se lisent ainsi en Ile-de-France avec 38,7% d’intentions de recrutement, 10,9% en région Auvergne-Rhône-Alpes avec un niveau de qualification élevé (73% des offres d’emplois concernant des profils BAC+5).

De meilleures perspectives pour l’avenir ?

Dopés par les candidatures de la France pour les grands rendez-vous mondiaux que sont la Coupe de monde de rugby, l’Exposition Universelle et bien sûr les Jeux olympiques de 2024 – mais aussi par le retour d’une croissance économique même limitée – les professionnels de la filière rencontres d’affaires et événementiel veulent voir en 2016 une année marquée par l’attentisme économique et les attentats qui ont meurtri le pays. Année d’élections, on ne sait encore ce que 2017 nous réserve bien que l’activité soit dense, aux dires des professionnels. Par ailleurs, de grands congrès sont attendus en 2018, que de nouveaux équipements (à Paris mais aussi à Saclay, Rennes, Le Havre, Valenciennes, Metz ou Strasbourg) qui boostent la demande. Il faudra cependant continuer de regarder de près l’activité salons, un média à la peine pour se renouveler et attirer de nouvelles audiences.

 

  • Laurence Rousseau

    directrice de la rédaction

    Aux commandes de la marque Meet In depuis 2000, Laurence poursuit l'analyse de l'univers de la rencontre événementielle pour lui donner sa juste résonance médiatique.

  • Voir les commentaires (0)

Your email address will not be published. Required fields are marked *

comment *

  • name *

  • email *

  • website *

Ads

Vous Aimerez Aussi

retombées économiques Euro 2016

En chiffres

D’après les chiffres publiés par le ministère des Sports, l’Euro 2016 de football s’avère ...

Que nous réserve de nouveau Heavent 2016 ?

Ancré dans le calendrier événementiel, le salon Heavent continue d’animer le marché. 

ABONNEZ-VOUS À

NOTRE NEWSLETTER

Nom

Prénom

Fonction

Secteur

Pays

Email

Merci, votre inscription a bien été prise en compte.

ABONNEZ-VOUS À

NOTRE NEWSLETTER

Nom

Prénom

Fonction

Secteur

Pays

Email

Merci, votre inscription a bien été prise en compte.