Ce qu’il faut retenir du contrat de filière Rencontres d’affaires et événementiel

Le 20 octobre dernier, le contrat de filière « Rencontres d’affaires et événementiel » était signé sur le SIAL à Villepinte. Outre la reconnaissance de la filière en tant que telle, l’engagement porte sur une vingtaine de mesures dont certaines immédiatement applicables.

Ils étaient nombreux en ce jeudi 20 octobre à s’être rendus à Villepinte pour la signature du contrat de filière « Rencontres d’affaires et événementiel ». Aux côtés du secrétaire d’Etat en charge du Commerce extérieur Matthias Fekl et de Christophe Sirugue, secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie, ce sont les plus grands opérateurs des métiers de l’événement qui participaient à cette signature officielle. Fruit des travaux orchestrés depuis des mois par Renaud Hamaide, président de Comexposium et vice-président de la nouvelle filière, ce contrat « consacre le double rôle qui en fait un secteur unique, à la fois puissant outil de développement des entreprises et des filières économiques en France et à l’international, et générateur d’importants flux de visiteurs nourrissant l’activité touristique des territoires », précise celui-ci. L’occasion également de rappeler que les retombées économiques estimées de la filière représente pour la France quelque 7,5 milliards d’euros.

Il faut remonter au 3 mars 2015, date à laquelle le ministre de L’Economie, Emmanuel Macron, actait la sélection du segment des manifestations commerciales et professionnelles parmi les grandes familles d’activités de services, pour comprendre la genèse de cette structuration de filière. C’est ce même ministre qui désigna Renaud Hamaide en tant que préfigurateur du comité de filière, en charge des travaux qui menèrent à la formalisation du contrat, après avoir auditionné une cinquantaine d’acteurs du secteur entre avril et juillet 2016.

21 mesures, dont 5 quick-win dès janvier 2017

Le contrat dégage vingt-et-une mesures, dont la mise en place s’échelonnera entre janvier 2017 et 2020. Des mesures dont le financement demeure à définir, le rapport n’apportant pas de précision en la manière. Gageons toutefois que le secteur privé sera amené à supporter les coûts de certaines mesures lorsque des entreprises du secteur sont directement impliquées dans leur mise en oeuvre. A noter également que la filière concerne les événements à visée commerciale, excluant ceux à visée récréative. Festivals et manifestations sportives par exemple n’ont donc pas été pris en compte pour définir le périmètre concerné, leur ministère de tutelle (culture et sports) n’ayant pas été inclus dans le tour de table des discussions.

Parmi les 21 mesures, les cinq premières sont distinguées comme étant immédiatement applicables et effectives début 2017 :

  • L’organisation systématique d’une visite/inauguration officielle par le Ministre le plus concerné par le salon ou congrès.
  • L’organisation par le(s) ministre(s), en marge de leur visite/inauguration officielle, d’une réunion ou table ronde réunissant sur site les directeurs des 10-15 premières entreprises françaises exposant à l’événement telles que communiquées par l’organisateur ; et, en amont de l’événement, envoi par le(s) Ministre(s) aux 30 principales entreprises d’un courrier d’annonce de cette rencontre de la filière tenue sur le salon.
  • Dans le cadre de l’inscription du Tourisme dans le Plan d’Investissement d’Avenir (PIA), prendre en compte les projets relatifs à la filière « Rencontres d’affaires et événementiel ».
  • Créer un dispositif de recueil de données chiffrées sur le marché corporate (réunions d’entreprises organisées dans les hôtels, musées, autres lieux événementiels) afin d’engager des actions pour ce segment d’activité.
  • Mettre en place une file fast track aux aéroports pour les participants des salons prioritaires.

35 salons jugés prioritaires dans le dispositif

Les événements qui bénéficieront prioritairement de ces mesures sont 35 salons / congrès répondant aux critères suivants : revendiquer au moins 10 000 visiteurs, avoir au moins 10% d’exposants français, et compter au moins 5 000 visiteurs étrangers. Parmi eux, l’on retrouve des grands rendez-vous annuels ou bi-annuels tels que le Mondial de l’Automobile, le SIAE (aéronautique), le SIAL (agro-alimentaire), Maison & Objet, la FIAC, ou encore Pollutec à Lyon ou le MIPCOM de Cannes.

Les signataires du contrat

Parmi les entreprises auditionnées, dont la plupart sont également signataires du contrat, de grandes marques du secteur sont représentées (GL Events, Reed Expositions France, Viparis, Créatifs, Disney Business Solutions, Europa Organisation, Exponantes, Lafayette Travel, Hopscotch, Première Vision, etc.), des opérateurs de la chaîne de valeurs (ADP, AccorHotels, Air France-KLM, Orange, RATP, SNCF, Carlson Wagonlit Travel, Booking, USP Sécurité, etc.), des territoires ou organes représentatifs, (Cannes, Offices du tourisme et des congrès de Paris et de Marseille, OT de Strasbourg, France Congrès, etc. ), les fédérations liées à l’activité : UNIMEV, UMIH, GNI, etc.) et enfin Atout France, Business France et Promosalons.


Les 21 mesures : 

  • L’organisation systématique d’une visite/inauguration officielle par le Ministre le plus concerné par le salon ou congrès.
  • L’organisation par le(s) ministre(s), en marge de leur visite/inauguration officielle, d’une réunion ou table ronde réunissant sur site les directeurs des 10-15 premières entreprises françaises exposant à l’événement telles que communiquées par l’organisateur ; et, en amont de l’événement, envoi par le(s) Ministre(s) aux 30 principales entreprises d’un courrier d’annonce de cette rencontre de la filière tenue sur le salon. 
  • Dans le cadre de l’inscription du Tourisme dans le Plan d’Investissement d’Avenir (PIA), prendre en compte les projets relatifs à la filière « Rencontres d’affaires et événementiel ».
  • Créer un dispositif de recueil de données chiffrées sur le marché corporate (réunions d’entreprises organisées dans les hôtels, musées, autres lieux événementiels) afin d’engager des actions pour ce segment d’activité. 
  • Mettre en place une file fast track aux aéroports pour les participants des salons prioritaires.
  • Mettre en place un pack « appui institutionnel » pour les salons prioritaires, grands congrès et événements professionnels.
  • Prise en compte de la filière « Rencontres d’affaires et événementiel » dans le cadre de France Développement Tourisme et dans le prochain programme d’investissement d’avenir.
  • Etudier l’impact de la fiscalité sur la compétitivité du secteur.
  • Sensibiliser l’ensemble des partenaires sociaux des branches professionnelles dont relèvent les activités de l’événementiel sur l’adaptation des contrats de travail aux enjeux de la filière.
  • Renforcer et accompagner la transition numérique de la filière.
  • Consolider et systématiser un pack accueil élargi dédié aux « rencontres d’affaires et événementiel » pour les salons prioritaires et grands congrès, et inciter les participants à ces salons à prolonger leur séjour.
  • Accompagner Atout France dans le renforcement des missions du cluster Tourisme d’affaires.
  • Favoriser la sécurité et le sentiment de sécurité avant, pendant et après les événements.
  • Développer des city pass regroupant accès aux salons/congrès, transports en commun et offre culturelle dans l’optique de la candidature aux JO 2024 et à France Expo 2025.
  • Développer une offre d’hébergement novatrice et négociée à destination des clientèles d’affaires.
  • Renforcer la connectivité aérienne vers les capitales régionales ayant les infrastructures nécessaires pour accueillir des évènements à rayonnement international.
  • Assurer une meilleure interconnexion des sites.
  • Déployer une stratégie de captation de congrès internationaux, d’événements corporate, de grands événements internationaux, de création et de développement de salons leaders ou à forts potentiels de croissance économique.
  • Intégrer un volet Rencontres d’affaires et événementiel à French Travel et soutenir l’exportation de la filière.
  • Engager la montée en compétence de la filière par un renforcement des formations et le soutien à leur promotion.
  • Renforcer l’approche développement durable au sein de la filière afin qu’elle devienne un facteur de différenciation déterminant de l’événementiel français à l’international

 

 

 

  • Laurence Rousseau

    directrice de la rédaction

    Aux commandes de la marque Meet In depuis 2000, Laurence poursuit l'analyse de l'univers de la rencontre événementielle pour lui donner sa juste résonance médiatique.

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