No Show, pourquoi il faut dire stop !

    Le No Show, vous connaissez ? Cet invité à une soirée ou le client du resto qui décide de vous planter à la dernière minute, si possible s’en excuser… Un phénomène qui galope au rythme de l’augmentation de l’offre et des sollicitations. Et si on disait stop ? 

    Que celle ou celui qui n’a jamais été « No Show » lève le doigt ! Nous avons toutes et tous – et moi la première – trouvé une bonne (ou mauvaise) excuse pour ne pas répondre en présentiel à une invitation. Surcharge de boulot, météo, FOMO qui nous fait dire oui à tout ou simplement pure flemme, les motifs ne manquent finalement pas. Sauf qu’à y regarder de plus près, cela en dit beaucoup de notre société et des modes de consommation actuels…

    L’impolitesse du No Show

    A moins d’envoyer un mail en se confondant en excuses, en amont de l’événement bien sûr, ou de passer un rapide coup de fil au restaurant auprès duquel on a fait une résa, le No Show fait preuve d’impolitesse et de manque de respect. Une évidence qui est bonne à rappeler surtout quand, en parallèle, on vient nous parler à longueur de temps d’engagement dans un climat où chacun est prêt à s’étriper pour n’importe quoi à la moindre occasion.

    L’attitude d’enfant gâté

    Incontournables décideurs/acheteurs de Meetings & Events, vous êtes invités à toutes les inaugurations, les voyages de découvertes, les soirées de l’écosystème. Sans être vraiment blasés, l’abondance des invitations vous parait naturelle et vous seriez limite enclins à vous plaindre d’avoir plusieurs sollicitations à la même date. Avec la multiplication des événements, les vacances scolaires, les élections municipales et un mois de mai en forme de gruyère, oui votre agenda événementiel va être surchargé. Une raison suffisante pour se comporter comme des enfants gâtés ? Rappelez-vous alors que beaucoup de personnes aimeraient être à votre place et que peut-être, un jour, vous ne serez plus invité nulle part…

    L’inconscience écologique du No Show

    A l’heure où nous devons revoir nos usages pour nous inscrire dans une consommation raisonnée et éviter le gaspillage, il est temps de prendre conscience que des événements mal calibrés sont synonymes de gâchis notamment alimentaires. Si l’event le plus écologiquement vertueux est celui que l’on ne produit pas et bien que des prestataires se soient spécialisés dans la redistribution des surplus alimentaires, tâchons tous ensemble de réduire au maximum notre impact. Un message dans vos mails de relance tel que « Nous sommes engagés dans la lutte contre le gaspillage alimentaire. C’est pourquoi, si vous aviez un empêchement, nous vous vous remercions de nous le faire savoir dans les meilleurs délais s’il vous plait. » peut s’avérer un rappel efficace.

    L’aberration économique

    L’une des conséquences de l’augmentation régulière des No Shows, que l’on estimait jusqu’à peu de 30% par événement mais qui dernièrement pouvait grimper jusqu’à 50%, c’est la baisse de performance économique des manifestations. Pas besoin d’être un génie des mathématiques pour comprendre que le ROI d’un événement programmé pour 200 personnes sera proportionnellement moindre si vous recevez au final 100 personnes. Et si les événements en viennent à coûter plus cher et à perdre en efficacité, c’est toute la chaine de valeurs de l’event qui est perdante in fine. Autre alternative, arrêter la gratuité sur les événements. Mais est on prêt à cela ?

    La roue tourne

    Si vous lisez ce billet d’humeur, il y a 99% de chance que vous soyez vous-même organisateur d’événements. Donc lorsque vous planterez à la dernière minute le prochain event inscrit à votre planning, pensez à la fois où la force invitante sera vous et que vous stresserez devant votre liste d’émargement !

    Enfin, à l’heure de l’intelligence artificielle il devient facile de connaitre vos comportements et de vous épingler comme habituel No Show. Les restaurateurs s’y mettent via des plateformes de résa qui détectent les habitués du genre, alors à bon entendeur…

    • Laurence Rousseau

      directrice de la rédaction

      Aux commandes de la marque Meet In depuis 2000, Laurence poursuit l'analyse de l'univers de la rencontre événementielle pour lui donner sa juste résonance médiatique.

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