« Nous voulons des lieux surprenants, des spots urbains où l’on a plaisir à se retrouver » Denis Remon

    portrait Denis Remon

    Nouvelle entité regroupant l’offre des lieux événementiels, Paris Society Places prend corps avec le rapprochement des marques Pearl et Noctis Collection. Rebaptisée Icons, cette dernière cohabite désormais avec sa complémentaire, Pearl, dans une nouvelle stratégie de marques que nous explique son directeur, Denis Remon.

    Meet In : Avant de prendre les rênes de Paris Society Places, vous dirigiez le groupe Pearl. Pouvez-vous nous rappeler l’historique de cette marque ?

    Denis Remon : Pearl est une régie commerciale lancée en 2003 permettant à nos partenaires –restaurateurs, artistes, acteurs de la nuit – de se spécialiser dans l’événementiel tout en restant concentrés sur leur cœur de métier. Une externalisation qui induit pour eux une spécialisation et un développement de leur chiffre d’affaires. C’est ce qui plait à nos partenaires, dont beaucoup nous suivent depuis les origines de Pearl.

    Un modèle dont Pearl est un peu le précurseur ?

    D.R. : Oui. Depuis, les groupes ont commencé à se constituer, à prendre la main sur un certain nombre de lieux. A mon sens, c’est un marché qui est en passe de se réguler, il n’y aura d’ici quelques années que 4 ou 5 groupes qui se le partageront. Il y a de moins en moins d’indépendants et davantage de compétitions entre les groupes qui cherchent tous des perles rares.

    A quand remonte votre rapprochement avec le groupe Noctis, désormais Paris Society ?

    D.R. : Nous avons commencé à discuter de notre rapprochement il y a deux ans. Je connaissais Laurent de Gourcuff avec qui nous collaborions sur certains lieux. Peu à peu, Pearl est entré dans l’écosystème de Paris Society, grâce notamment à des synergies commerciales et marketing. In fine, nous avons pris le parti de créer un seul pôle événementiel – Paris Society Places – constitué de deux marques, Icons et Pearl. Cela nous permet de proposer 2 familles de lieux . Si elles diffèrent leur positionnement ces 2 familles partagent la même philosophie et une qualité de service soignée. Peut-être qu’à moyen terme nous créerons d’autres régies avec d’autres types de marques, voire une agence de communication spécialisée dans nos métiers.

    C’est également un rapprochement capitalistique ?

    D.R. : Paris Society est aujourd’hui actionnaire de Pearl à hauteur de 50%. Nous avons souhaité conserver les deux marques événementielles Pearl et Icons car elles sont très complémentaires. Il nous faut penser global et maximiser nos complémentarités dans un modèle vertueux.

    Comment définiriez-vous l’ADN des lieux de chacune des deux entités ?

    D.R. : La quinzaine de lieux de la marque Pearl sont souvent associés au spectacle vivant. Nous les développons comme les terrains d’expression vivants et festifs des entreprises. Les lieux Icons sont des lieux que nous aimons appeler « iconiques, emblématiques ». Ils se prêtent à des évènements de grande envergure, des lancements de produits, des défilés de mode, ou des grandes conventions. Plus largement, les deux marques s’adressent à une clientèle corporate, pour toute typologie d’événements, avec des équipes de production professionnelles et rompues à l’événementiel. L’important avec ces deux marques, c’est que nous puissions désormais proposer à nos clients un parcours inédit de 30 lieux qui réponde à une multitude de formats.  

    Des lieux qui nous permettent également de parer à la saisonnalité avec des sites qui performent toute l’année mais aussi d’avoir une réponse adaptée, l’été par exemple, avec nos offres du bois de Boulogne : Les Pavillons des étangs, le Château de Longchamp, La Clairière et notre dernier né : l’hippodrome ParisLongchamp et ses multiples possibilités événementielles, Par exemple, ouvert l’été dernier, le Petit Pré est devenu en quelques semaines une véritable destination avec le soleil pour meilleur ambassadeur !

    Nous proposons également des rooftops offrant des vues spectaculaires sur Paris comme, Le Dernier Etage et leTerminal 7.

    Est-ce qu’AccorHotels vous a accompagné dans votre repositionnement de marque ?

    D.R. : Paris Society se place désormais comme une marque du périmètre Lifestyle d’AccorHotels. En ce qui concerne Places, notre pôle événementiel, nous essayons de proposer une nouvelle vision, un certain savoir-faire, une expérience dans l’hospitalité glamour et festive. Une approche différente en matière d’événementiel. Leurs clients corporate ont parfois envie de faire des soirées en dehors des hôtels et nous sommes donc fiers de pouvoir  répondre à cette demande.

    Quels sont les traiteurs avec lesquels Paris Society Places travaille ?

    D.R. : A date, nous référençons Saint-Clair, Té Traiteur, Executive Traiteur et Les Menus. Nous lancerons bientôt un nouvel appel d’offre pour optimiser encore notre offre culinaire.  Nous voulons maitriser notre offre F&B et donner le choix à nos clients dans ce que je définirais comme une stratégie de liberté encadrée. Le fait de ne pas avoir de traiteur intégré est donc un choix stratégique car il nous faut des offres qui matchent avec nos lieux et qui permettent de personnaliser chaque projet, avec une vision plus orientée sur le sur-mesure. Pour les prestataires techniques, nous avons aussi des partenaires privilégiés qui connaissent nos lieux et apportent donc expertise et agilité.

    Vous travaillez à la manière d’un studio de production événementielle finalement ?

    D.R. : Notre objectif principal est avant tout d’accompagner au mieux nos clients agences et annonceurs dans la personnalisation de leurs événements. Je suis conscient du fait que les entreprises recherchent de plus en plus un accompagnement global et un apport de contenus. C’est un besoin du marché auquel il nous faut savoir répondre. Nous avons développé nos équipes et maintenant les clients sont suivis par un Responsable de projet qui les accompagnent sur la logistique et propose une véritable personnalisation de l’événement.

    Quels sont vos projets en termes de développement ?

    D.R. : Nous sommes en recherche permanente de nouveaux lieux exceptionnels. Nous venons d’ouvrir le Bridge , espace emblématique du Pont Alexandre III, et  le 3 Mazarine, un espace ultra-contemporain réunissant auditorium, espaces de réception, et une terrasse privée totalement exploitable. Dans quelques mois, nous ouvrirons aussi un plateau de 800 m2 au premier étage de la  Gare Saint-Lazare. Nous avons les contenants, maintenant il nous faut des contenus­. Nous travaillons de plus en plus sur l’expérience clients dans nos lieux avec des scénographes et des directeurs artistiques qui ont des briefs différents selon les lieux. On cultive l’identité propre de chaque site en partant à chaque fois d’une page blanche.  

    Qu’est-ce qui vous différencie de vos concurrents ?

    D.R. : Sans doute  de proposer une vision  décalée de l’évènementiel traditionnel, de faire vivre des lieux dans des configurations audacieuses comme au Dernier Etage par exemple. Nous avons fait le pari de transformer un ancien parking en lieu événementiel, qui plus est Place de Clichy, personne n’y croyait et pourtant nous l’avons fait ! Aujourd’hui, ce lieu est sans doute le plus emblématique de notre portefeuille, notre flagship !  

    Et votre signature ?

    D.R. : Nous voulons des lieux surprenants, spectaculaires, des spots urbains où l’on a plaisir à se retrouver. Notre souhait est de métamorphoser le marché des salles de réception sans travestir ce que l’on est. J’ai la même réflexion s’agissant de notre offre traiteurs. Distribuer les traditionnels petits fours ne m’intéresse pas. Si les clients viennent chez nous, c’est aussi pour avoir une offre alimentaire différente. Je ne veux pas faire du corporate formaté. Aller chez Paris Society c’est aller là où est la tendance du moment et travailler avec des professionnels de chaque secteur.

    Nous avons l’ambition d’être des précurseurs de l’art de recevoir avec la volonté de nous dépasser sans cesse pour satisfaire nos clients.

     

    • Laurence Rousseau

      directrice de la rédaction

      Aux commandes de la marque Meet In depuis 2000, Laurence poursuit l'analyse de l'univers de la rencontre événementielle pour lui donner sa juste résonance médiatique.

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